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Illustration d'une femme avec un cocard, la bouche baillonnée et tenant un panneau STOP dans les mains pour symboliser les violences

Prévention et lutte contre les violences

« Vivre sans violence, un droit pour toutes et tous ! »

Toute personne a le droit de vivre en sécurité, d’être respectée et de faire ses propres choix, sans subir de violences. Pourtant, les personnes en situation de handicap peuvent être particulièrement exposées aux violences. Vous avez des questions, vous vivez une situation difficile ou vous souhaitez aider un proche ?

Le centre ressource Intimagir Auvergne-Rhône-Alpes est là pour vous écouter, vous informer et vous orienter. Contactez-nous

Les violences et le handicap : quelques chiffres

Les personnes en situation de handicap peuvent subir différentes formes de violences.
Les chiffres suivants montrent l’importance de ce problème.

Sources :
1. Rapport d’information Délégation aux droits des femmes du Sénat adopté le 03/10/2019 sur les violences faites aux femmes handicapées – 2. Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027 – 3. Congrès de l’encéphale 2019. Paris, Dr David Gourion, S.Ledouc, M.Rabatel – 4. Baromètre Santé sourd et malentendant 2011/2012 – 5. Enquête sur Les femmes victimes de violences en situation de handicap par l’Observatoire Régional des violences sexistes et sexuelles en Nouvelle-Aquitaine – 2021- 6. Enquête nationale VIRAGE (Violences et rapports de genre), Institut National d’Études Démographiques (INED).

Les violences c’est quoi ?

La violence, c’est quand une personne fait du mal à une autre personne.
La violence peut faire mal au corps ou faire souffrir dans sa tête et dans son cœur.
La violence est interdite par la loi.
Personne n’a le droit de vous faire du mal.

Une personne qui subit des violences n’est jamais responsable de ces violences. Vous avez le droit d’être écouté·e, aidé·e et protégé·e.

Qui peut subir des violences ?

Tout le monde peut subir des violences.
Les personnes en situation de handicap sont plus souvent victimes de violences.
Les violences peuvent arriver à la maison, dans un établissement, au travail, dans la rue ou sur Internet.

La personne qui fait du mal peut être un proche, un professionnel, un collègue, un voisin ou une personne inconnue.
Une personne qui vous aide au quotidien doit aussi respecter vos droits. Elle ne peut pas décider à votre place.

Les différentes formes de violences

Les violences physiques attaquent votre corps, par exemple quand une personne frappe ou pousse une autre personne.

Les violences psychologiques ou verbales, c’est quand une personne vous insulte, humilie, menace ou vous fait peur. Vous perdez confiance en vous.

Les violences sexistes ou sexuelles attaquent l’intimité.

  • Les violences sexistes : C’est quand quelqu’un vous manque de respect ou vous traite mal parce que vous êtes une femme ou un homme.
    Exemple : Faire des remarques ou des blagues gênantes sur votre corps ou vos vêtements, poster des mots méchants sur internet.
  • Les violences sexuelles : C’est quand une personne vous impose des actes ou des paroles à caractère sexuel sans votre accord.
    Exemple : Toucher vos parties intimes (les fesses, les seins, le sexe, la bouche) sans votre autorisation, vous forcer à avoir un rapport sexuel (c’est un viol).

    L’inceste : C’est une violence sexuelle faite à un enfant par un membre de sa famille (un parent, un frère, une sœur, un oncle, un grand-parent…).

Votre corps vous appartient. Vous avez le droit de dire non. Vous avez le droit de changer d’avis.
Même si vous êtes en couple, l’autre personne doit respecter votre choix.

Les violences économiques ou administratives attaquent la liberté de gérer la partie financière ou administrative de sa vie.
Par exemple, quand quelqu’un prend votre argent, garde vos papiers ou vous empêche d’exercer vos droits.

Les violences médicales peuvent arriver pendant des soins ou un rendez-vous de santé.
Par exemple, un professionnel de santé peut faire un soin sans votre accord, ne pas respecter vos choix, ne pas écouter votre douleur ou avoir des paroles blessantes.

Êtes-vous victime de violences ?

Le violentomètre est un outil qui vous aide à savoir si vous êtes en danger ou pas dans ta relation amoureuse.

Télécharger le Violentomètre en FALC (Facile à lire et à comprendre) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Suis-je violent ?

Vous vous posez des questions sur votre comportement ?

Consultez le site national des Centres de Prise en Charge des Auteurs de violences conjugales (CPCA).

Que faire si vous subissez des violences ?

À tout moment, on peut parler des violences qu’on a subi !

Votre Centre Ressource Intimagir est là pour vous écouter vous ou vos proches et vous orienter pour trouver le professionnel qui pourra vous accompagner. N’hésitez pas à nous contacter.

Comment porter plainte ?

Porter plainte signifie dire à la police, à la gendarmerie ou à la justice que vous avez subi une infraction. Une infraction est un acte interdit par la loi.
Par exemple, les coups, les agressions sexuelles et les menaces peuvent être des infractions.

Où porter plainte ?

Vous pouvez porter plainte : dans un commissariat de police, dans une brigade de gendarmerie ou en écrivant au procureur de la République.
Vous pouvez aller dans le commissariat ou la gendarmerie de votre choix.

La police et la gendarmerie doivent enregistrer votre plainte si vous déclarez avoir été victime d’une infraction.

Vous avez le droit d’être accompagné pour déposer une plainte.

Vous n’avez pas besoin de connaître le nom de la personne qui vous a fait du mal.

Dans ce cas, la plainte peut être déposée contre une personne inconnue.

Vous pouvez suivre ces étapes :

  1. Vous expliquez ce qui s’est passé.
    Vous pouvez raconter les faits avec vos mots.
    Vous pouvez dire : Ce qui s’est passé, quand cela s’est passé, où cela s’est passé, qui est la personne concernée, si vous la connaissez.

 

  1. Un policier ou un gendarme recueille votre déclaration.
    Il peut vous poser des questions pour comprendre la situation.
    Vous pouvez demander que les informations vous soient expliquées avec des mots simples.

 

  1. Vous recevez un document.
    À la fin, vous recevez un récépissé. C’est un document qui prouve que votre plainte a été enregistrée. Vous pouvez aussi demander une copie de votre plainte.

 

  1. La justice examine votre plainte.
    Une enquête peut être réalisée.
    Le procureur de la République décide des suites à donner à l’affaire.
    Le dépôt d’une plainte ne signifie pas automatiquement qu’une personne sera condamnée.

Si vous avez des preuves, vous pouvez les apporter.
Par exemple : des messages, des photos, des documents, un certificat médical, les coordonnées de témoins, les vêtements que vous portiez le jour de l’agression…

Mais vous pouvez porter plainte même si vous n’avez pas de preuve à apporter.

Vous pouvez aussi demander à être accompagné·e par une personne de confiance, si les conditions d’accueil le permettent.

OUI Vous pouvez écrire au Procureur de la République. Vous devez envoyer votre courrier au tribunal judiciaire du lieu où les faits se sont passés ou du lieu où habite la personne mise en cause. Vous pouvez expliquer les faits dans votre courrier et joindre les documents dont vous disposez. Pour en savoir plus, consultez la page officielle : Service-public.fr « Porter plainte auprès du Procureur de la République » Pour plus d’information, livret en FALC (Facile à lire et à comprendre) de l’association Femmes pour le dire, femmes pour agir : télécharger le livret « Porter plainte » en FALC.

Qui contacter pour demander de l’aide ?

Si vous êtes en danger

15 : Samu – Urgence médicale

17 : Police ou Gendarmerie

18 : Pompiers – Situation de péril ou d’accident

114 (urgence 114) : accessible par application, internet ou SMS pour les personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques.

Si vous ne pouvez pas appeler, vous pouvez demander de l’aide à une personne de confiance, si cela ne vous met pas en danger.

Pour parler à quelqu’un :

01 40 47 06 06 : pour les femmes en situation de handicap victimes de violences. Ce service est proposé par l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir.
Site internet de l’association

3919 : Violences Femmes Info : pour les femmes victimes de violences. Ce service écoute et oriente vers des professionnels. Accessible 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 – Gratuit et anonyme.
Possibilité de communiquer par tchat ou solution Acce-o pour les personnes sourdes et malentendantes sur le site du 3919

3133 : pour signaler une situation de maltraitance concernant un adulte vulnérable.

119 : enfance en danger – Enfants et adolescents de moins de 21 ans – Disponible 24h/24, 7j/7

3018 : pour obtenir de l’aide en cas de harcèlement ou de violences sur Internet, notamment chez les jeunes.

Signaler une violence conjugale, sexuelle ou sexiste en ligne. Vous pouvez dialoguer avec une policière, un policier ou des gendarmes formés aux violences sexistes et sexuelles qui peuvent déclencher des interventions. Ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 : accéder au site.

Les horaires et les moyens de contact peuvent changer. Consultez les sites officiels pour connaître les conditions d’accès à ces services.

Professionnels :
Accompagner et orienter les personnes victimes de violences

Les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap peuvent être confrontés à des situations de violences ou de maltraitance.
Le repérage, l’écoute et l’orientation vers des dispositifs spécialisés sont essentiels pour assurer la protection des personnes et faciliter leur accès aux soins et à leurs droits.

Face à une situation préoccupante, il est important de recueillir la parole de la personne sans jugement, de respecter ses choix et son rythme, de prendre en compte ses besoins de communication et d’accessibilité et de l’informer des possibilités d’accompagnement. Les démarches doivent être adaptées à la situation, dans le respect du secret professionnel et des obligations légales de signalement.

En matière de communication, il est important de chercher à savoir ce que veut dire la personne qui présente des troubles de la communication à l’oral.
Pour cela, il est nécessaire de connaître le moyen de communication habituel de la personne pour pouvoir entrer en communication avec elle.
L’utilisation des outils de la CAA – Communication Alternative et Augmentée – peut être recommandé dans certaines situations.
Des Missions départementales CAA sont présentes dans 5 départements (Rhône – Loire – Isère – Puy-de-Dôme et Savoie). Des équipes se mobilisent pour informer, conseiller et accompagner les personnes, leurs proches et les professionnels.

Les UAPED : accueillir et accompagner les enfants victimes de violences

Les Unités d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) sont des dispositifs hospitaliers spécialisés dans l’accueil des mineurs victimes ou susceptibles d’être victimes de violences, de maltraitance ou de négligences graves. Elles sont financées par l’ARS régional.

Elles réunissent plusieurs compétences professionnelles afin de faciliter l’évaluation médicale et psychologique, le recueil de la parole de l’enfant et, selon les situations, la coordination des démarches médico-judiciaires et de protection.

Comment solliciter une UAPED ?

Les modalités d’accès et d’adressage varient selon les établissements. Il est recommandé de contacter directement l’UAPED du territoire concerné afin de connaître ses critères d’accueil et la procédure à suivre.

En fonction de la situation, l’orientation peut être organisée avec un professionnel de santé, les services de protection de l’enfance ou l’autorité judiciaire. Lorsqu’un enfant est en danger ou risque de l’être, les professionnel·les doivent également respecter les procédures de transmission d’une information préoccupante ou de signalement applicables à leur situation. Le 119 peut conseiller les personnes confrontées à une situation préoccupante concernant un enfant.

Pour identifier les dispositifs, consultez les informations sur le site de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes.

Les Maisons des Femmes : une prise en charge pluridisciplinaire des femmes victimes de violences

Les Maisons des Femmes et les structures hospitalières spécialisées dans les violences faites aux femmes proposent, selon leur organisation, un accompagnement coordonné associant des soins médicaux, un soutien psychologique, un accompagnement social et une orientation juridique.

Elles peuvent travailler en lien avec les associations spécialisées, les services sociaux, les professionnel·les de santé et les acteurs de la protection des victimes. Une attention particulière doit être portée à l’accessibilité de l’accueil et aux besoins spécifiques des femmes en situation de handicap.

Comment orienter une femme vers une Maison des Femmes ?

Il est conseillé de contacter directement la structure concernée pour connaître les modalités d’admission, les possibilités de prise de rendez-vous et les conditions d’orientation par un tiers. Avec l’accord de la personne, les professionnel·les peuvent faciliter la prise de contact, préparer l’accueil et organiser, si nécessaire, la coordination avec les partenaires impliqués dans son accompagnement.

L’accès aux dispositifs et les services proposés varient selon les territoires. L’orientation doit tenir compte des besoins exprimés par la personne, de sa sécurité et de ses choix.

Pour trouver une structure, consultez : 

Retrouvez ci-dessous toutes les possibilités de vous informer.

N’hésitez pas non plus à nous contacter pour que nous puissions vous accompagner.

Vous accompagner

L’accueil téléphonique d’Intimagir, une écoute adaptée et efficiente au : 07 49 88 98 79

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